Les oeufs de Pâques

Scoop : le weekend dernier, c’était Pâques ! En cet honneur, je vais vous offrir une petite variation sur le thème des oeufs – oui oui, c’est zarbi, mais j’assume (et pour celles qui n’accrochent pas au prétexte mais qui veulent des nouvelles, rendez-vous au troisième chapitre).

 

Les petits nids des petites nièces

Une introduction en douceur avec les loisirs créatifs :

Nous avons été invités par ma belle-sœur pour la traditionnelle chasse aux œufs, du coup je me suis lancée au dernier moment dans la confection d’une petite contribution chocolatée – je me doutais qu’ils seraient bien gâtés par les cloches, alors j’ai préféré mettre l’accent sur la déco que sur le sucre – et heureusement, parce qu’ils ont été plus que gâtés, c’était le butin de tout un village à eux quatre (merci Mamie !).

Du coup, j’ai fabriqué de petits poussins en feutre calés dans des petits nids de raphia, je suis assez fière du résultat !

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Pour celles qui cherchent un hobby créatif et défoulant, je vous conseil le feutrage à l’aiguille, il s’agit de poignarder de la laine non filée jusqu’à ce qu’elle ressemble à quelque chose, il y a un petit côté exutoire assez agréable (en plus de la satisfaction d’avoir fabriqué quelque chose, bien sûr).

La chasse aux œufs dans le parc

Montée en puissance avec l’interlude zoologique :

Pour la première fois cette année, la citadine que je suis a vraiment compris d’où venait la tradition des œufs de Pâques. Car cette année, le premier dimanche après la première pleine lune du printemps (oui oui, je parle bien de Pâques) a parfaitement coïncidé avec la naissance des petits volatiles de l’étang du parc devant chez nous. Ce qui m’a permis de finalement saisir (oui, à bientôt 32 ans, faut pas être pressé…) le lien entre la fête chrétienne célébrant la Résurrection et les traditions païennes fêtant la renaissance de la Nature. Du coup, je suis partie à la chasse dans le parc, non pas pour dénicher les œufs, mais pour vous offrir ces quelques photos d’une nature pleine de promesses.

(Je ne doute pas que la plupart d’entre vous s’en moque, mais je vais vous faire une grande révélation : j’adore observer la faune, autant qu’une gosse, et j’ai la chance de partager ce goût avec mon mari – qui, au lieu de me dire que je le dérangeais, m’a répondu « oh super ! » quand je lui ai téléphoné au boulot pour lui annoncer que des canetons étaient nés ! Du coup, tant pis pour vous, si vous voulez connaitre la suite, vous voilà obligé(e)s de contempler la laideur des bébés Rallidae – photos 2, 3 et 4)

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La célèbre flottille de canetons autour de leur maman
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Saurez-vous trouver l’intrus ?
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Non, ce vilain petit canard n’est pas un cygne, mais un bébé foulque macroule. Les foulques élèvent leurs petits en couple, mais Maman garde seulement la moitié dans son nid et Papa en construit un second pour les autres !
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Et voici la famille poule d’eau ! Papa et Maman s’occupe ensemble de leurs poussins, et forment un couple fidèle toute leur vie. C’est-y pas mignon ? (contrairement à leurs petits, qui sont à la fois adorables et parfaitement affreux avec leur calvitie rougeâtre 🙂 )
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Si je n’ai pas trouvé d’œufs à vous montrer, je vous garantis que cette belle oie bernache en cache quelques uns dans son nid, qu’elle n’a pas quitté depuis plus d’une semaine… J’ai hâte de voir ses petits oisons !

 

Les cloches ont fait un détour

Après toutes ces bêtises, le fin mot de l’histoire :

Eh oui, si la distribution a été généreuse pour les oiseaux du parc, il s’avère que les cloches ne se sont pas arrêtées chez nous ce mois-ci, et qu’il n’y a toujours pas de petit œuf d’Homme dans mon ventre… ce qui signifie qu’il n’y aura probablement pas d’éclosion en 2017 dans notre petite famille.

Je vous avais parlé de mes décisions face à cette éventualité, et je vais m’y tenir : on range les tests d’ovulation au placard et j’oublie le calendrier, mais par contre, je vais quémander à ma psy un passe-droit pour commencer rapidement le bilan de fertilité, parce que si ça coince au niveau biologique, ça ne sert à rien que de perdre encore 3 mois à me retourner la tête au point de rechuter et de ne pas pouvoir prendre le traitement qui me ferait du bien…

En attendant, je continue d’apprivoiser ma coupe menstruelle, de manger du brie au lait cru et de me pavaner avec mes seins de jeune fille (ben ouais, on se console comme on peut…)

Mais on couve quand même…

La touche d’espoir, parce que ça fait du bien :

Puisque nos projets familiaux tardent à décoller, pour ne pas se laisser abattre, on s’efforce d’en lancer dans d’autres domaines.

Comme je suis résolue à ne pas reprendre de grosse mission pour mon labo dans les mois qui viennent, j’ai décidé de retourner vers l’associatif. En plus du soutien scolaire, j’ai l’intention de monter un projet de sensibilisation en direction des enfants et pré-ados autour des questions sur lesquelles j’ai un peu d’expertise – le cadre de vie et ses déclinaisons sur le vivre-ensemble et l’environnement. Mon amie urbaniste étant arrêtée pour burn out, on va former une belle équipe de bras cassés mais décidés à mettre nos vacances forcées au service d’une bonne cause.

Et l’autre projet qu’on couve précieusement avec mon mari, c’est son entreprise. La semaine dernière, l’établissement qu’on avait mis en objectif N°1 lors de la prospection a appelé mon mari car ils sont intéressés ! Si les choses se concrétisent (attention, là ce n’est que le premier balbutiement), cela signifie qu’il pourra à terme quitter son emploi qui le fait tant souffrir (ahah, au lieu de lui accorder une rupture conventionnelle, ils lui ont donné une promotion ; le micro-problème, de rien du tout, une broutille… c’est qu’il a toujours besoin d’antidépresseurs pour y aller !) pour faire quelque chose qui le motive vraiment.

Si ça marche là-bas, ça voudrait aussi dire qu’on n’aurait pas à déménager en province, donc qu’on pourrait garder notre appartement et que je pourrais rester proche de mon labo (ce n’est pas notre objectif définitif, mais c’est le plus raisonnable financièrement pour le moment).

Bref, une jolie touche d’espoir pour nous. Mon mari a rendez-vous la semaine prochaine, du coup je suis affectée d’office aux postes d’assistante et de chargée de communication – et croyez-le ou non, mais ça me réjouis 🙂

… et on n’est pas les seuls

Une petite conclusion politique comme on les aime (ah bon, vous aimez pas ?) :

A moins d’avoir vécu comme moi cachée dans un trou depuis 6 mois, impossible de rater l’info : la France s’apprête à pondre son nouveau président de la République.

Je vous ai déjà un peu parlé de mes convictions sur le sujet, aujourd’hui je suis tiraillée entre le vote de conviction et le vote utile, mais une chose est sûre : c’est ESSENTIEL que chacun de nous se mobilise pour la démocratie. Pour assurer sa vivacité en allant voter, et pour garantir sa pérennité en choisissant soigneusement le bulletin qu’on glissera dans l’urne.

Alors allons-y tous, pour ne pas nous mordre les doigts pendant les 5 prochaines années (ben oui, le cycle de renouveau du pays est un peu plus long que l’éternel retour du printemps…)

 

Me voilà au bout de cet absurde exercice d’œufs style, il ne me reste plus qu’à vous envoyer des petits bec(ot)s ! A bientôt !

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16 réflexions sur “Les oeufs de Pâques

  1. Cela me fait vraiment plaisir de te lire à nouveau.
    J’aime beaucoup tes poussins dans leur nid, ils sont tout mignons. Et tu n’es pas la seule à aimer observer la faune. Près de chez mes parents il y a un étang. Cela a toujours été un plaisir de venir observer les familles de canards et de poules d’eau s’agrandir à chaque printemps.
    Je te souhaite que tes projets aient un dénouement heureux prochainement, que ce soit pour votre famille, mais aussi pour ton mari.

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  2. J’ai beaucoup aimé lire ton article et plus particulièrement la partie animalière, j’adore aussi observer les animaux 🙂 . Je trouve aussi ta décoration de Pâques hyper réussie même si je n’ai pas bien compris comment fabriquer les poussins ? Pour la plupart du reste nous en avons déjà parlé, je te souhaite plein de bonnes choses du fond du coeur !

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    1. Ahah, ça me fait plaisir de découvrir d’autres accros aux petites bêtes 🙂
      (j’ai même vu les oeufs de l’oie, on l’a aidée à compléter son nid alors elle a osé les retourner devant nous 😀 Je vous montre ça en bonus la prochaine fois)
      Pour le feutrage, il y a des aiguilles spéciales, qui sont de mini-harpons trèèèèèès pointus qui emmêlent les fibres de laine. Une petite présentation pour débuter (évidemment, j’ai commencé directement sans regarder les tutos, donc mes poussins sont beaucoup trop souples et fragiles, mais c’est l’idée)
      Allez, je vais croiser les doigts pour dimanche !

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  3. Waouh, tu arrives à faire tout ça avec de oeufs ! Je suis impressionnée 😉
    Tes photos sont très belles, et pour vous les poussins peuvent toujours arrivés pour le printemps prochain 😊
    Je me rejouis pour les bonnes nouvelles et souhaite le meilleur à ton mari.
    Bises

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    1. Merci pour les photos, ça rend pas mal quand il fait beau.
      C’est drôle, mon mari appelle souvent les tous petits bébés des petits poussins… et comme toi, il est tenté par une généreuse distribution (bon, 2 à la fois, quand même pas 6 !)
      Merci pour les souhaits, et bon courage à toi, bises

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  4. Oui, ta phrase « toujours pas de petit œuf d’Homme dans mon ventre… ce qui signifie qu’il n’y aura probablement pas d’éclosion en 2017 dans notre petite famille » résonne douloureusement chez moi aussi… et pourtant, on y a cru 😦
    Bref, moi qui suis fan de cups, de ce point de vue là, je ne suis pas ennuyée, mais quand même, un bel oeuf d’homme pour Pâques, c’était chouette…
    Courage à toi !
    ++

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    1. Oui, la cup, on peut être convaincue, mais on a bien envie de la ranger au placard pour 9 mois !
      Personnellement, je me suis rendu compte que j’étais plus agacée par mes règles que par la cup elle-même, parce que lorsque j’ai réessayé un tampon (après 3 mois de coupe), j’ai regretté directement et remis ma cup dans l’heure d’après !
      Courage à vous aussi pour l’attente, ça vaut la peine 🙂

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  5. Mais ils sont craquante ces bébés canetons ! Courage, ça va le faire avec la cup. Et avec le bébé aussi. Des fois, ça peut être très long 😦

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  6. Aaaaah, je guette aussi les bébés canards chez moi pour les montrer à Choupie (qui cette année pourra vraiment les apprécier à leur juste valeur), mais pour l’instant aucun n’est né je crois. Par contre je les vois se monter dessus (mon esprit pudique est choqué : je n’avais pas du tout remarqué ça les années précédentes, les bébés apparaissaient toujours magiquement au printemps) (et du coup c’est un peu moins sympa comme spectacle à montrer à Choupie :p). Nos canards de Côte d’Or doivent être retardataires.

    Sinon (après ce long paragraphe sur les canards), je vous envoie plein de bonnes ondes pour vos projets, tous vos projets ! En espérant de jolies éclosions très bientôt 😉

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