Bon bon bon

Wahou, un titre super explicite, une image extranulle, rien de tel pour se faire repérer sur Hellocoton !

Mais j’en suis là. Parce que c’est déjà le 3ème billet que je vous écrit aujourd’hui, que la journée a secoué et que je ne sais plus comment prendre les choses – et vous avez dû remarquer, la digression c’est mon dada, mais mettre de l’ordre dans mes idées, c’est mon oxygène.

Du coup, pour aller avec le titre le plus parlant de l’Univers, je vous offre en bonus les sous-titres les plus explicites de l’histoire.

Tout d’abord…

Commençons pas la drôle de nouvelle du jour me concernant. Vous vous souvenez de mon dernier billet, c’est pas compliqué il suffit de cliquer pour le retrouver, c’est celui qui donné à certaines l’envie de me féliciter pour ce renouveau et qui vous a fait dire que mon style s’affirmait pour le meilleur… Eh bien ça y est, il aura fallu 6 jours complets pour que je comprenne mais ça y est, je peux vous le dire : ce style-là, cet optimisme énergique, cette créativité à la mitraillette, c’est effectivement « moi en mieux », mais pas parce que je vais mieux, au contraire. Ce que je vous ai livré, c’est la version prémaniaque de mon malêtre, qui m’a permis de me voiler la face plusieurs semaines avant d’accepter que je devais en fait me faire arrêter…

Je ne vais pas rentrer dans les détails (l’impudeur est un des aspects des épisodes maniaques, alors je vais faire super attention à ne pas trop en dire pour ne pas le regretter après) mais en gros, la psy m’a mise sur cette piste vendredi, et j’ai fini par percuter vraiment ce midi. Entretemps, j’ai encore été prise d’une folie créative et on a conçu/fabriqué de A à Z/peint/fixé un meuble avec mon mari, mais j’ai aussi lourdement bugué sur le travail, passé un après-midi à vider mon sac chez une copine au lieu de bosser, remanié mon mardi pour pouvoir aller faire une sieste chez un ami sinon je me serais littéralement endormie dans la rue, et fini, ce matin, par appeler un numéro vert d’écoute pour personnes en détresse parce que j’avais l’impression que la cocotte-minute allait exploser si je n’enlevais pas le bouchon.

Et j’ai compris en parlant à cette bénévole (qui fait un truc ingrat mais si important – merci tellement à ces gens), compris que l’effervescence n’était qu’un signe de plus que ça n’allait pas bien. Alors j’ai contacté ma psy, et je suis arrêtée (officieusement puisqu’officiellement je ne suis pas sous contrat, les joies de la vacation).

Pourquoi je vous raconte ça ? (c’est déjà bien impudique je m’en rends compte). Parce que je pense que c’est bon à savoir, pour chacun d’entre nous, que parfois des signes très positifs peuvent aussi être des signaux d’alarme, chez les gens fragiles.

Mais aussi…

Face à l’actualité, j’ai aussi envie de donner un sens politique à ce billet : mon malêtre actuel, il vient de la souffrance au travail, il vient d’un monde dur et pas assez fraternel. Il y a ma dépression personnelle, qui n’a pas de lien immédiat avec le boulot, mais qui m’a coûté des années de carrière et de stabilité financière, et qui me vaut aujourd’hui encore une situation précaire. Il y a surtout la souffrance de mon mari en plein burnout, qui refuse de s’arrêter alors que 5 médecins pensent qu’il le faut, qui commence à montrer des signes de maladies somatiques par dessus la souffrance psychique. Il y a sa volonté de ne pas lâcher parce que je ne suis pas un filet de sécurité à cause de mes propres problèmes. Il y a donc toute l’énergie que je puise pour le soutenir alors que mon énergie à moi me vient déjà de petites gélules roses et jaunes. Il y a le bébé qui ne vient pas, sans doute en grande partie parce qu’être stressé, déprimé et tenir malgré tout en gobant des médicaments aux étranges effets secondaires, n’est pas la bonne vieille recette de grand-maman pour fabriquer un minuscule.

J’ai fait des études, plus que ma part je pense puisque j’y suis encore à 30 ans passés, et mon mari a un CDI dans une grande entreprise internationale. On est propriétaires de notre logement (OK, endettés sur plus de 20 ans aussi, mais quand même). On est loin d’être des assistés. Et pourtant, le travail est une souffrance dans nos vies. Mes amis sont nombreux dans cette situation : burn out, bore out, brown out ; exploitation sous forme de salariat déguisé en vacations ou en auto-entreprenariat (tu voulais du chômage et des congés ? dommage !) ; taux d’utilisation à 130% (pour ceux qui connaissent les heures facturables – pour les autres, ça veut dire qu’on facture au client 130% de 35h/semaine, et bien entendu, ça signifie qu’on travaille plutôt 140 à 150% parce qu’il y a aussi les tâches non facturables – le tout pour le forfait cadre qui n’inclut pas les heures supplémentaires)…

Autant j’avais l’intention de vous parler ici DU politique au sens philosophique du terme, de ma vision du bien commun ; autant je ne prévoyais pas de vous parler DE LA politique. Et puis j’ai vu le billet d’Aileza, ou plutôt les billets car on peut ajouter les deux derniers (ici et ), et je me suis dit merde, pourquoi je n’assumerais pas ? La vérité, c’est que depuis longtemps, j’essaie de rendre mes colères constructives, parce que taper du pied sans rien proposer ça ne sert à rien, et parce que gueuler sur les autres ne les fait certainement pas avancer, ou alors de tellement mauvais gré que la fois d’après ils feront pire. Ça fait partie de mon idéal utopique, de mon fonctionnement si naïf, je crois à la transmission par l’écoute et le dialogue.

Et je pensais qu’il valait mieux éviter de trop prendre partie, pour ne pas brusquer les gens. Mais je me rends compte qu’en ce moment, ça me brûle en-dedans d’être sincère dans mes idéaux utopiques, alors je vous le dis. Face à cette souffrance que j’observe partout autour de moi, dans ce qui devrait pourtant être une bulle privilégiée de parigots diplômés, j’ai envie de croire au renouveau. J’ai envie de porter un espoir, de rêver avec d’autres qu’on pourrait vivre autrement tous ensemble, plus fraternellement, plus égalitairement (et plus librement aussi, pour boucler notre belle devise). Je pense, je CROIS, même, que la vie de l’humanité sur Terre ne pourra continuer qu’à cette condition, qu’on travaille ensemble pour elle, et pas chacun contre les autres en dépit d’elle.

Je sais bien que financer un changement de paradigme si radical n’est pas chose facile, mais même si tout ne se fera pas en un jour, je suis persuadée que c’est en instillant ces nouvelles idées qu’on avancera. Je veux être optimiste, solidaire et responsable : espérante (oui, j’invente des mots) dans un avenir différent, solidaire parce que je le rêve collectif, et responsable –  pas en choisissant de se soumettre aux abstractions de la finance et des institutions qui nous donnent des plafonds, des planchers et des seuils arbitraires ; non, je veux être responsable devant mon avenir et celui de nos enfants à tous, devant la planète, parce que c’est ça la réalité intangible et le vrai futur.

Avec tout ça, vous devinez que mon vote n’ira pas à droite… Il ira . Ce projet fait tellement écho à notre vie, à nos préoccupations, qu’on a décidé de le soutenir à notre façon : c’est ici et .

Je reste discrète sur les noms ici, parce que je ne veux pas que tout se mélange, vous voyez bien que je n’assume pas complètement, surtout parce que j’ai peur de la mémoire d’internet, qui croisera mon adresse perso avec ce blog et avec ces liens, et je crains qu’un jour ça se retourne contre moi… Je ne sais pas non plus si j’assume vraiment d’avoir une fight politique en commentaires, mais comme mes commentatrices se comptent encore sur tous les doigts (si on inclut un pied), je prends le risque de vous dire le fond de mon coeur à mots couverts. (Peut-être qu’une fois redescendue de la manie, je serai bien contente de ne pas être allée plus loin)

Pour finir…

Et pour laisser aux adorables personnes qui me suivent une chance de commenter sur autre chose que mes petits malheurs ou mon inanité politique, je vous glisse une troisième partie : le fruit de cet épisode créatif, en vrac et non exhaustif.

Le Croc’ Poubelle (presque TM)

La nouvelle déco – couture des housses de coussins, montage des meubles, dessin des tableaux)

Les bavoirs bandanas pour les enfants des autres

Le meuble pour fixer la télé au mur sans arracher le plâtre

Variations politico-graphiques

Petits paniers réversibles et lingettes écolos

Au moins, la lose a produit 2-3 trucs dont je suis fière, c’est déjà ça…

 

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24 réflexions sur “Bon bon bon

  1. Alors, alors…. (Oui je fais écho à ton titre – et c’est un peu douteux… 😉 )
    1. Je trouve ça bien que tu es eu une prise de conscience concernant ton mal être. Ce n’est pas évident de se rendre compte que l’on va mal.
    2. Concernant ton combat politique, je trouve très intéressant la manière dont vous l’abordez avec ton mari (le fil twitter et la chaine youtube : bravo !). Effectivement, le mal-être au travail semble être le mal de notre génération… On nous a poussé à faire des études, mais nous nous retrouvons dans des situations soient précaires, soient sous-payés, soient à être exploités… (Bref, je crois que je pourrai en faire quasi un billet, mais je ne sais pas du tout par quel bout attaqué ce sujet…C’est ce mal être au travail qui m’a poussée à lancer mon projet d’entreprise et qui a été le précurseur de notre changement de vie !)
    3. Tes petites créations sont très sympathiques (j’adore les bavoirs bandanas !). Et ton travail sur la décoration de chez vous est chouette : le meuble pour la télé est très ingénieux !

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    1. Merci pour ton message.
      Comme je te l’ai déjà dit, votre choix de vie est inspirant, c’est ce dont rêve mon mari : plaquer son job pour faire quelque chose qui a du sens pour lui et quitter la ville. C’est un peu le Larzac des années 2000, mais je suis convaincue que notre génération a appris des précédentes comment mener ce changement de vie de manière viable sans rompre complètement avec la société.
      J’ai hâte de voir comment ça se déroule pour vous 🙂
      Et pour les bavoirs bandanas (appelés bavanas sur le site LeBar à petitis pots où j’ai trouvé le patron – je ne peux pas mettre l’adresse car le serveur bugue), je te conseil vraiment de t’en faire pour le haricot, c’est THE accessoire de 5 à 15 mois si tu ne veux pas changer le T-shirt trempé 2 fosi par jour 😉

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  2. Oh, mince! Moi je pensais vraiment que tu allais mieux. Je ne connais pas bien la dépression mais effectivement, il me semble que c’est beaucoup de haut puis de bas et qu’on s’en sort pas d’un coup.
    En tout cas, j’adore l’aménagement de votre appartement et tes petites cousettes.
    Et je t’envoie pleins de câlins 🙂

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  3. Bon [tu m’excuseras, j’en ajoute un 4ème 😉 ] J’ai toujours pensé qu’écrire et donc par conséquent bloguer ne pouvait qu’être positif. C’est une sorte d’espace de liberté qui n’appartient qu’à nous, un endroit où on peut vider son sac et être soi-même. En tous cas moi, je le conçois comme ça.
    Je suis sûre que d’avoir exprimé tout ça t’a forcément soulagée ou allégée et c’est bien . Ne te demande pas quels vont être les retours tu auras forcément des bonnes et des mauvaises surprises. Peu importe. Le tout c’est d’être honnête avec toi-même, avec ce en quoi tu crois et ça c’est courageux.
    Pour finir merci pour les mentions, ça me touche. Il y a un coeur qui bat sous ma carapace de cacahouète 😉

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    1. Ce qui m’interpelle sur le fait d’écrire sur le blog, c’est la dimension publique. Car je peux écrire pour moi, mais j’ai l’impression que ça ne me soulage pas autant que de le dire ici, c’est un peu comme parler à un psy qui t’écoute mais ne donne pas de conseil. Et tous les gentils messages m’ont fait du bien, sauf que ça me donne un sentiment d’impudeur. Mais c’est la magie de l’anonymat, on dira…
      Et c’est avec plaisir que je cite les gens qui m’inspirent, même s’ils sont cachés sous leur carapace 🙂

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  4. Oh je suis tellement triste de te savoir moins bien 😦 . J’aimerais t’aider mais je ne sais pas comment. Dis-moi sincèrement, est-ce que je peux faire quelque chose ? Nous avons déjà beaucoup parlé de politique et je répondrai bientôt à ton e-mail mais je tiens à répéter que je suis admirative de ton / votre engagement 🙂 .

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    1. Merci pour ton soutien. Il n’y a pas grand chose à faire de plus je crois, tous vos gentils messages m’ont beaucoup aidée, dans la mesure où le sentiment d’être seule face à mes difficultés joue pas mal ça fait du bien de se savoir entourée. Et c’est un grand plaisir de te compter parmi mes copinautes 🙂

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  5. Tu m’impressionnes ! Même quand ça ne va pas (j’espère que tu te rétabliras vite et que tu mari va enfin accepter de se faire arrêter) je trouve ton billet très pêchu ! Essaye de t’aérer l’esprit et de faire des choses qui te plaisent. Et surtout, reposez-vous ! Je vous envoie plein de bonnes ondes.
    Et pour toutes tes petites créations… j’adore !

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    1. Merci beaucoup !
      C’est je crois ma chance, même dans la dépression j’ai gardé une sorte d’énergie, qui puise sa source dans mon immense colère d’enfant (je vous raconterai peut-être un jour). Ça a ses avantages et ses inconvénients, mais maintenant que je sens vraiment la pente ascendante même quand il y a des accidents de parcours, c’est vrai que l’énergie me booste.

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  6. C’est drôle (enfin c’est pas drôle du tout en fait), mais je crois que je me suis demandé aujourd’hui même si le fait d’alterner des phases d’enthousiasme, de dynamisme et de logorrhée intempestive (dont tu as récemment fait les frais) et des périodes de beaucoup moins bien n’était pas un peu assimilable à cette pathologie, d’autant plus que la grossesse me fragilise psychologiquement (j’espère pouvoir arrêter les médicaments complètement avant la naissance du bébé, mais pour l’instant je ne suis pas sûre d’être vraiment stable). Bref, je vais arrêter de parler de moi (bon, l’avantage, c’est que tu pourras ajouter ça à ma biographie, si tu séchais un peu sur le sixième tome), mais la coïncidence m’a frappée.

    Ça me fait beaucoup de peine en tout cas de lire ça et ce par quoi tu es passée ces derniers jours. Repose-toi, prends soin de toi, soigne-toi… Et garde espoir aussi, parce que c’est vrai que c’est une maladie et qu’elle a des rechutes terribles, mais on en sort, des gens s’en sortent, et tu es au tout début de ta vie personnelle, professionnelle, tu as encore plein de choses à construire et construire ces choses te permettront aussi de te construire en tant que personne, et aussi de trouver cette stabilité nécessaire pour s’en sortir et avancer (moi en tout cas, même si je ne suis guère plus avancée que toi dans cette construction, je me rends compte que toutes ces petites briques que je pose les unes après les autres contribuent à un mieux-être général, par rapport par exemple à ma période ado/jeune adulte – cf. tome 4 « Mes années lycée et fac »). Ce que je vois moi dans ce que tu décris, c’est un potentiel énorme d’amélioration pour le futur !

    Ensuite, du coup j’ai un peu ma réponse concernant la question que je te posais hier, à savoir est-ce que tu assumais tes engagements politiques. Un peu, parce que visiblement c’est encore à moitié 😉 Ce que je comprends parfaitement, je suis aussi un peu frileuse de ce point de vue (je préfère dire que je suis communiste, étant donné l’état du PCF, je me dis que personne ne me prendra au sérieux :p).

    Enfin, c’est peut-être l’expression d’une phase maniaque, mais j’aimerais avoir le tiers d’énergie créative, de détermination et de talent (oui oui, vraiment, je pense qu’à ce stade on peut parler de talent) que tu as. Je pense qu’il y a effectivement vraiment de quoi être fière 🙂

    Voilà voilà (voilà) (moi aussi je fais écho à ton titre). Encore une fois, repose-toi et soigne-toi bien, et surtout reviens-vite par ici, parce que malade ou non, tu es une personne qu’on gagne à connaître et lire tes billets est toujours très enrichissant 🙂

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    1. Merci beaucoup pour ton message.
      Pour ta bio, si tu pouvais me donner ta liste d’abonnes HC, ça me permettrait d’aller récupérer tous les morceaux de vie que tu as racontés hors de ton blog, parce que pour l’instant j’ai un peu de mal à reconstituer le panorama complet, je pense qu’il me manque des pièces 😉

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  7. Oh je suis triste de lire que tu ne vas pas bien. Je pensais sincèrement que ça allait beaucoup mieux. Que te dire de plus que courage, la dépression n’est pas une maladie qui lache prise si facilement.
    J’espère que d’avoir écrit sur le blog ton mal-être t’a soulagé, t’a enlevé un peu de poids, car cette maladie est lourde à porter.
    N’hésite pas à me dire sije peux faire quelque chose pour toi. Repose-toi bien, prend soin de toi. J’espère sincèrement que ton mari acceptera d’être arrêté.

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    1. Merci beaucoup pour ton soutien.
      Comme je le disais plus haut, vos gentils messages ont déjà fait beaucoup, et surtout, malgré ce nouveau bas, je sais que je suis sur la pente ascendante, et je ne le vis pas avec le fatalisme de la dépression, plutôt comme un nouvel avatar sur mon chemin vers le mieux-être, alors c’est un mal pour un bien d’une certaine façon.

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  8. Et bien… Je ne sais pas trop quoi dire si ce n’est que je trouve ça très courageux d’arriver à s’analyser et à travailler sur soi comme tu le fais. C’est un job que mon cher-et-tendre-Chéri-chéri a entrepris de faire et je trouve ça admirable. Moi je suis plutôt du genre autruche : si ça va mal je fais comme ci ça allait jusqu’à ce que ça passe et c’est pas toujours super sain mais j’ai bien trop peur de remuer la merde bien tassée dans le fond de mon être depuis des années…

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    1. Mon mari et mon père sont comme toi, j’ai une image pour expliquer pourquoi j’ai finalement choisi ma méthode.
      Quand on ne s’en occupe pas, la merde au fond, selon moi elle n’est pas tassée, elle est décantée au fond du verre d’eau de la vie. Tu la laisses tomber au fond, comme ça l’eau au dessus est limpide et tu peux vivre à peu près normalement dedans. Mais si un accident de la vie secoue le verre, elle remonte, se mélange à tout le reste, et tout devient opaque et puant.
      Alors que si tu te lances dans l’épuration, c’est sûr qu’il y a des passages dégoûtants, ça sent mauvais, il faut mettre les mains dedans pour filtrer… mais après, ton verre n’a plus que de l’eau dedans (et parfois des résidus, mais inertes, qui ne font plus mal), et tu peux laisser la vie touiller dedans sans crainte qu’elle fasse remonter des vacheries.
      Ce n’est pas une manière de dire que les gens laissent la merde au fond par manque de courage, car il y a des horreurs bien pire que les miennes que je n’aimerais pas avoir à traiter, mais simplement je crois vraiment que sur le long terme, on y gagne, parce que la vie continue de nous envoyer des épreuves et qu’il est plus facile de les affronter quand on a fini de s’occuper des précédentes.

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  9. Oh non, c’était si beau 😦
    Repose toi bien, et prends soin de toi. J’espère que tu sais que tu peux compter sur moi pour parler (ou pas), débattre politique, refaire le monde ou manger une gaufre qui dégouline de chocolat (ceci est une invitation à changer d’air).
    Bref si tu as besoin de piliers pour repartir le poids, n’hésite pas.
    XO

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  10. Vraiment triste pour toi 😦 La dépression est vraiment une maladie terrible. Je connais plusieurs personnes qui en ont souffert et elles ont mis beaucoup de temps à la combattre. Je ne sais pas trop quoi dire pour t’aider. Essaie de continuer à écrire, cela ne pourra que te faire que du bien. Le soleil va revenir et je l’espère, t’apporter sérénité et confiance. Bon courage à toi!

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  11. Je te suis de temps à autre quand le temps me le permet, et je suis désolée de voir que la dépression te tient encore dans ses mains acérées. Mon mari en a vécu une l’an dernier, et c’était très dur à voir, alors à vivre, je n’ose imaginer.
    Bon, je voulais rebondir sur le mal-être au travail. Tu as raison, il y a quelque chose de malade dans le travail : il n’a plus de sens pour beaucoup d’entre nous. On a fait des études pour avoir des boulots payés correctement, mais au final, on ne sait pas pourquoi on fait ce qu’on fait. j’admire tellement ceux qui se lancent dans leur propre business, qui abandonnent les « avantages » du salariat pour la liberté de pensée… j’aimerai mais je suis en quête de sens, et bien sûr, le crédit sur les épaules, ça fait réfléchir à deux fois avant de se lancer dans quelque chose.
    Courage à toi, et je vais de ce pas regarder le projet de ton candidat, car j’avoue que je n’ai pas encore regardé ce qu’il proposait réellement (mais perso, le revenu universel me botterait bien, chacun pourrait faire enfin ce qu’il veut vraiment…)

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    1. Merci pour ton message.
      C’est vrai que les circonstances nous donnent l’impression d’êtres contraires pour changer de vie, mais ma mère, ma cousine, Tamia qui a commenté plus haut, et beaucoup d’autres me donnent l’exemple qu’on peut le faire si on sort du modèle instillé par notre société, notre éducation, notre quotidien. Il faut du courage pour sortir du moule rassurant « CDI, en ville, proprio », surtout quand on veut de la sécurité pour ses enfants, mais finalement, mieux vaut une vie heureuse que finir le plus riche du cimetière (comme le dit si bien mon cher Coluche)

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