Green, moi ? Y a encore du boulot !

Vous l’avez peut-être vu passer chez d’autres, le défi Green Blog lancé par Maman Youpie pour la nouvelle année. Je n’irai pas jusqu’à m’inscrire dans le défi, rapport à mon approche laxiste des bonnes résolutions, mais ces propositions de petits changements m’ont amenée à réfléchir à mon impact sur l’environnement, et comme j’aime bien réfléchir, mais que j’aime encore plus en parler, voilà mon petit bilan.

Green, écolo, environnement, planète ? Dekoikelcauz ?

Il se trouve que j’ai été amenée à travailler de plus en plus sur les questions de développement durable dans mon domaine, avec plusieurs études spécifiquement sur le sujet et une imprégnation croissante de la thématique dans toutes nos recherches.

Je ne vais pas me lancer dans un cours sur le sujet, mais j’ai envie de commencer par attirer votre attention sur cette particularité de vocabulaire : la différence entre écologie et développement durable.

L’écologie, c’est vert, ça parle de déchets, d’énergie, de consommation d’eau, de biodiversité, de qualité de l’air, de pesticides, de déforestation… C’est hyperimportant.

MAIS l’écologie, ça ne fait pas tout dans le développement durable, qui pour tenir debout, a non seulement un pilier écologique, mais aussi un pilier économique et un pilier social (d’après certains, il faudrait y ajouter encore un pilier culturel). Si ça vous intéresse, je vous renvoie aux évolutions de la notion depuis le rapport de Bruntland qui a institutionnalisé le terme ; il y a un milliard de choses à lire sur le sujet.

Sans aller plus loin, je voudrais juste insister sur l’idée que si on est préoccupé par l’avenir de la planète et de l’humanité sur la planète (parce que la planète, elle saura s’en remettre tant que personne ne crée d’Étoile de la Mort !), il faut parler d’écologie « mais pas que ». La solidarité internationale et la solidarité avec son voisin de pallier, la consommation éthique, le vivre-ensemble, le bulletin dans l’urne… tout ça aussi, c’est penser à notre avenir, celui de nos enfants et de leurs enfants.

Global, local, petits gestes et grandes décisions – mon bilan

Pour juger de mon impact dans tout ça, une goutte-dans-la-mer-mais-les-petits-ruisseaux-font-les-grandes-rivières, j’aimerais donc replacer un peu mes petits gestes dans leur contexte.

Je suis une citoyenne du premier monde, qui habite en périphérie d’une capitale « internationale ». De base, mon mode de vie fait exploser les compteurs : à moi seule, j’occupe plus de 30m² de plancher, chauffés, équipés de dizaines de prises électriques, d’eau chaude et froide potable – je lave mon linge à l’eau potable ; je tire la chasse d’eau à l’eau potable ; je recharge mon téléphone toutes les 36h parce que j’écoute de la musique dans les transports ; je vous écris depuis un des deux ordinateurs de la maison (sans compter le portable pro de mon mari) ; ce blog existe quand je ne suis pas en ligne grâce à des serveurs distants allumés en permanence à l’autre bout du monde ; je fais venir à mon assiette de la nourriture produite à la campagne, et je mange plus qu’à ma faim ; je fais venir à ma penderie des vêtements produits bien loin de chez moi, et cette penderie est ridiculement remplie par rapport à la moyenne mondiale… Bref, vous voyez où je veux en venir, ça arrache quand on y réfléchit !

Du coup, par rapport à ça, il me semble important d’être vigilant à faire tout ce qui est en notre possible, ce qui signifie ne pas se contenter des petits gestes, parce que ce sont aussi les grandes décisions économiques et politiques qui changent les choses : consommation des terres agricoles, réglementation thermique, densité d’habitation et corridors écologiques (tout ça c’est mon petit domaine), et aussi politique énergétique, régimes fiscaux et douaniers, politiques de transport, contreparties écologiques des politiques publiques, financement de la recherche…

Sur ce, mon petit bilan. Le positif d’abord :

  • J’habite dans un écoquartier construit sur une friche industrielle. Ça signifie  que mon investissement immobilier a participé à financer entre autre le réemploi de terrain déjà urbanisé et densité, la dépollution des sols, le travail sur l’infiltration des eaux de pluie pour éviter les inondations et le gaspillage d’épuration, l’entretien raisonné du grand parc, l’éclairage public réfléchi…
  • J’habite dans un logement neuf de cet écoquartier, ce qui signifie également : performance énergétique du logement (isolation, orientation, ventilation), matériaux contrôlés en polluants aériens, collecte pneumatique des déchets, vélo encouragé par d’immmmmennnnses locaux, chauffage urbain, mousseurs aux points d’eau…
  • On n’a pas de voiture – c’est cher à garer, à assurer, à entretenir, on en a peu besoin. On aimerait faire de l’autopartage pour les vacances et les occasions, mais ce n’est pas encore bien organisé dans le quartier, je pense qu’on le fera quand on aura un puceron à la maison.
  • Je ne prends que des douches en 3 minutes. Un jour une copine m’a dit « la prochaine fois, tu te laveras » quand je suis sortie, tellement je passe peu de temps sous l’eau.
  • Je bois l’eau du robinet – ouh ouh, follette que je suis !
  • Je ne mange quasiment pas de viande, et jamais de viande rouge (sauf chez les gens qui m’en proposent)

Bref, je dirais que niveau consommation d’eau, énergie et pollution atmosphérique, ça va à peu près. Je peux aussi dire qu’en faisant de l’associatif d’accompagnement à la citoyenneté, j’essaie de transmettre certaines valeurs, et que grâce à mon métier, je participe au pilier social du développement durable, encore trop souvent le parent pauvre de l’aventure. J’aimerais beaucoup vous parler de ce que je fais, car ça me passionne, mais je suis partagée car j’ai peur d’être trop identifiable avec mes thématiques…

Maintenant, passons au moins rose, euh… moins vert, et à mes  velléités d’amélioration :

  • Les produits jetables : essuie-tout, mouchoirs, tampons et serviettes hygiéniques… aïe aïe aïe ! Je crois que je ne m’étais pas assez penchée sur ce sujet.
    • Je DÉTESTE les éponges, je trouve ça répugnant, du coup j’ai trop tendance à recourir au sopalin, alors qu’il suffirait que je coupe quelques vieux tissus en carré pour faire des chiffonnettes lavables… Idem pour les mouchoirs ! Du coup, direction la machine à coudre !
    • Pour la coupe menstruelle, je me suis décidée il y a quelques mois, mais ça fait aussi quelques mois que je suis en essai premier bébé, donc je croise les doigts pour ne très vite plus en avoir besoin et pouvoir acheter directement un modèle taille maman.
    • Et pour les couches lavables, je suis assez tentée, mais ça, c’est pour le futur !
  • Le suremballage, les pesticides et le gaspillage alimentaire : chez nous, on mange mal, parce qu’on n’a pas d’horaires réguliers, parce qu’on est fatigués, parce qu’on ne fait pas d’effort. Du coup on achète des trucs tous faits, des portions individuelles emballées dans du plastique emballé dans du carton… c’est le grand n’importe quoi.
    • J’ai très envie de faire un effort, mais il faut y consacrer du temps, de l’énergie et un peu d’argent : pour aller au marché, acheter bio, acheter en vrac, réfléchir à l’avance à des menus, cuisiner les restes
    • Je disais dans mon précédent billet que c’est nous qui faisons le choix de nos priorités, il faudrait que manger mieux en devienne une… j’espère qu’une grossesse sera une motivation suffisante.
  • Les perturbateurs endocriniens : alors là aussi, c’est un peu la cata, entre la bouffe industrielle et le gel douche stockés dans le plastique, et mon mari qui mâchouille les bouchons de bouteilles (véridique !)
    • Je suis une traumatisée du savon en pain. Quand j’étais en primaire, à la piscine, j’étais la seule à avoir une petite boite avec un savon dedans, tous les autres enfants avaient du gel douche, et j’avais hoooooonte. Du coup, quand mon père a accepté de me prendre une bouteille de Tahiti douche, j’étais tellement heureuse ! Et depuis, j’ai du mal à arrêter, j’ai même eu une phase où je collectionnais les odeurs de gel douche ! Mais il va falloir le faire, il faut seulement que je trouve quelque chose qui laisse la peau comme j’aime, ni sèche ni grasse…
    • Pour le shampooing solide, vu ma longueur et que j’aime quand ça mousse, j’ai des appréhensions, mais j’ai envie d’essayer quand même. On verra.
    • Pour la nourriture par contre, c’est décidé, j’arrête de stocker/réchauffer/cuire dans le plastique, pas envie qu’un futur baby boy soit stérile à cause de mes conneries !
  • La consommation éthique : hum, là aussi, j’ai un peu honte, parce que je ne fais pas vraiment d’effort. Prétexte financier, prétexte de filières, prétexte de j’y-ai-pas-réfléchi… rien n’est vraiment valable si on y pense, c’est encore une fois un problème de priorités – bien que le fait d’avoir acheté ce logement plutôt écolo soit un choix qui grève bien notre budget commerce équitable.
    • Là, on va essayer pour l’alimentation, surtout qu’il y a du potentiel pour une AMAP de plus dans le quartier. Pour le reste (café, chocolat, riz…) il faut trouver du bio équitable en vrac, ça devient une sacrée mission !
    • Pour le textile, il faudrait que je change, mais de toute façon, ma consommation de vêtements est tellement faible que ça ne fera pas grand chose. Ceci dit, il faut s’habituer à payer 20€ pour un T-shirt blanc, je dois me reprogrammer.
    • Pour le reste, électroménager, high tech, mobilier… idem, il faut lutter contre son envie de « faire une bonne affaire », qui coûte moins cher au consommateur final mais tellement plus aux travailleurs taïwanais, à la forêt et à l’océan… Clairement, ça sera plus simple lorsque j’aurai un vrai job avec un salaire fixe !

Voilà voilà, comme vous le voyez, je n’ai rien caché de mes lacunes, qui prouvent qu’on peut être une Parigote Bac++ avec une mère bouddhiste végétarienne, et avoir un bilan très TRÈS mitigé en matière d’environnement… Mais je me dis que vous en parler, ça va me forcer à faire un effort !

Et pour vous faire rigoler un peu, un petit bonus maison !

Dans le défi, il y a aussi marqué « ramasser un déchet par jour ».

Sur ce point-là, je suis intraitable, je ne supporte pas les gens qui jettent leurs saletés n’importe où, sous prétexte que « c’est biodégradable » (ah oui, une pomme sur le macadam, ça va se dégrader en combien de temps à ton avis ?) ou que « quelqu’un est payé pour le ramasser » (sérieux, donc comme la femme de ménage est là pour nettoyer mes chiottes, je vais étaler de la m*** sur les murs ?) (NB 1 : désolée pour le langage fleuri, ça me rend folle cette histoire) (NB2 : j’ai pas de femme de ménage, hein, je vous ai dit que je n’avais pas de vrai salaire, non ?).

Mention spéciale pour les gens qui jettent leurs cigarettes allumées partout : 1/ les mégots, ce sont de vrais déchets, qu’on peut difficilement ramasser manuellement et qui compliquent l’épuration de l’eau quand ils finissent dans les égouts ; 2/ purée, c’est comme ça qu’on cause des incendies ! dans mon quartier, il y a des noues tapissées de tissu coco pour retenir les végétaux, 2 fois en un an (2 fois !) il y a eu le feu à cause d’un mégot jeté d’un balcon ! Et je vous parle d’une noue en banlieue parisienne, pas d’une garrigue en Provence, alors imaginez les dégâts dans une garrigue en Provence ! Alors conseillez-leur de marcher jusqu’à une poubelle, ou d’acheter ça, ou mieux d’arrêter de fumer (outre la santé et les déchets, le tabac équitable, on en parle ?), mais il faut que ça cesse !

Bref, après ce micro-coup de gueule, voilà mon petit bonus. Parce que ramasser les poubelles des autres, je me sens obligée de le faire, mais que c’est quand même dégueu, et que se balader avec des gants jetables en latex dans son sac, ça fait Dexter et ça pollue, j’ai inventé pour vous (enfin, d’abord pour moi 😉 ) – roulements de tambours :

LA POCHETTE CROC’POUBELLE (presque TM)

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La pochette Croc’Poubelle (presque TM) d’Ars Maëlle

Quand j’ai eu cette idée, je me suis dit que ça me vaudrait le concours Lépine ;après je me suis dit qu’il allait falloir me calmer un peu parce que ce n’était pas non plus le fil à couper le beurre… mais disons qu’avec cette présentation, je prends date que j’ai inventé ce truc débile durant la deuxième semaine de janvier 2017 et que j’ai réalisé deux prototypes dans le foulée – on ne sait jamais ! 😉

Donc la pochette Croc’Poubelle (presque TM) est une jolie pochette qu’on glisse dans son sac, et quand on veut ramasser les saloperies d’un(e) goujat(e) (la goujaterie est malheureusement bien partagée), on glisse sa main dedans et on retourne la pochette qui se transforme en « gant » étanche le temps d’attraper le déchet et de le mettre à la poubelle. Ensuite, il n’y a plus qu’à la retourner à nouveau, et hop ! le côté cracra est à l’intérieur de la pochette, sans toucher ni la main ni le sac. De temps en temps, on lave la pochette à la main ou en cycle gentillet à la machine, et voilà !

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Om nom nom nom

Elle vous plaît mon idée à $10 000 ?

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17 réflexions sur “Green, moi ? Y a encore du boulot !

  1. Ou là là, encore un article que j’adore.
    En fait j’ai participé au défit green car je trouvais que ses items était simple et ça permettait de faire le point. Mais je trouve ton article bien plus fourni et tu as tout a fait raison, le développement durable ne se limite pas à l’écologie. Et c’est pas parce qu’on fait quelque geste par ci par là qu’il reste pas encore beaucoup de boulot.
    J’aimerais tendre vers le minimaliste mais même si j’y travaille j’en suis loin. Et en plus avec mon mari on va acheter une très grande maison. Super la cohérence !
    Mais comme j’aime à le dire, c’est un pas après l’autre qu’on arrive à grimper la montagne.
    Sinon, pour le savon, je te recommande le savon saponifié à froid, il en existe même avec des senteurs. Mais faut faire gaffe aux huiles essentielle qui mette dedans. Il faut bannir la menthe poivrée pour les femmes enceintes et allaitante. Et on en retrouve souvent dans les savons 😦
    Et j’adore ton croc’poubelle. Tu devrais le proposer en tutoriel sur des sites écolo 😉

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    1. J’espère ne pas avoir donné l’air de dire que les petits gestes et le défi green ne sont pas utiles ! Comme tu dis, on n’arrive pas en haut de la montagne sans faire chaque pas de l’ascension.
      Merci pour le conseil, vu ce que je viens de lire pour répondre à Flora, je suis encore plus décidée à enlever aussi les emballages plastiques de la salle de bain !
      Quant au Croc’Poubelle, je suis encore une peu en galère d’optimisation du patron, pour l’instant j’ai eu un laborieux passage à la main pour la doublure, donc j’attends encore un peu

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      1. oh, non je le ressent pas du tout comme ça pour le défi green. Mais ce que j’aime beaucoup dans ton article, c’est qu’il va beaucoup plus loin.
        Mais comme d’habitude, quand tu traite un sujet, tu le fais pas à moitié et je t’admire beaucoup pour ça 🙂

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  2. J’adore ton croc’poubelle !!! Tu es super créative.
    Merci pour cet article très concret. Il est vraiment bien construit point par point. Tu vas me faire culpabiliser de ne pas réfléchir aussi profondément.
    Chez nous aussi on pense et on agit pour l’environnement, mais sans pour autant avoir eu toute cette réflexion avant. C’est juste le minimalisme et la société de consommation dans laquelle on vie qui nous fait frémir et que l’on veut éviter.
    Nous venons d’acheter une maison que l’on rénove pour essayer de la mettre aux normes énergétiques, nous avons acheté assez proche du travail de mon mari, ce qui permet de n’avoir qu’une seule voiture (même si notre entourage à lourdement insité pour que l’on s’éloigne que l’on achète une deuxième voiture pour nous simplifier la vie), nous faisons presque tout à pied, à vélo ou transport en commun. Pour ce qui est de l’alimentation, nous allons au marché toutes les semaines pour acheter nos légumes chez un maraicher local. J’achète preque tout en vrac et je stock dans des bocaux en verre, nous mangeons peu de viande.
    Nous avons encore du travail en ce qui concerne les produits de beauté et de douche, ainsi que notre consommation d’eau. Mais on s’y met.

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    1. Merci 🙂
      Tu sais, je crois qu’au final, il vaut mieux agir plus que réfléchir plus ! En général, mon mari se moque de moi parce que je réfléchis trop, et que c’est parfois un peu contreproductif, mais ça m’aide d’avoir les idées au clair 🙂
      Mais je vois que tu es beaucoup plus avancée que moi sur le fond, ça m’impressionne toujours les gens qui arrivent à faire tout ça… mais je suppose que lorsqu’on s’y met, ça devient une habitude.

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      1. Moi je trouve ça chouette d’avoir une réflexion si profonde. On ne réfléchi jamais trop.
        Et si on fait autant de choses, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, mais petit à petit pour que ça rentre dans notre vie quotidienne.

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  3. Super idée ton invention ! Dépêche toi de la TMiser avant que quelqu’un ne te la pique ! ça fera fureur chez les bobos parisiens 😉
    Sinon je crois que mon bilan est encore moins vert que le tien. Je fais des efforts mais quand on compte les 150 km/jour en voiture, même en covoiturage, ça fait exploser l’empreinte carbone.
    C’est quoi le rapport entre le plastique et la stérilité ? J’ai dû rater quelque chose…

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    1. Héhé, entre le TMiser et le mettre en opensource comme propose Claire, mon coeur balance 😉
      Tu as 150km de trajet par jour ?!

      Pour le plastique, depuis que mon mari n’est plus en recherche préclinique, on n’a plus d’abonnement à PubMed accessible, mais voici quelques liens (parmi un tas) sur le bisphénol et les phtalates par exemple, la plupart des conclusions sont accessibles en ligne :
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24534276
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28081510
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27596487
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27417731
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27384531

      Et un article grand public un peu sérieux quand même :
      https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2015/feb/10/phthalates-plastics-chemicals-research-analysis

      Où l’on voit que les enfants peuvent pâtir de l’exposition pendant la grossesse, mais aussi que l’exposition des adultes peut compliquer la conception (pour l’homme et la femme). Bref, fini pour moi !

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  4. Ton article est très intéressant. J’ai aussi vu passer le défi de Madame Youpi et hésite à m’y inscrire… Je trouve ta démarche pertinente et très complète (je te copierai peut-être vu mon envie d’aborder cette question 😉 ).
    A mon sens, c’est petit pas par petit pas qu’on avance durablement… Si on révolutionne tout d’un coup, on risque de s’essouffler alors qu’en y allant doucement, on laisse le temps à la nouvelle habitude de s’installer, puis cela permet d’avoir une réflexion qui permettra de passer à l’étape suivante.
    Chez nous, ça a démarré par le porte monnaie (ben oui, étudiants c’est comme ça qu’on s’est mis à y réfléchir 😉 )… Donc, on a changé nos habitudes pour faire le ménage, la lessive. Puis, on est passé au lavable sur pas mal de truc : lingettes au lieu du sopalin, carrés démaquillants lavables, éponges lavables… Après ça été notre consommation que nous avons revu : consommer plus local (on est pas encore à notre idéal, mais bon…), plus durable dans notre alimentation. Quand je me suis mise à la couture, cette réflexion a débordé sur notre manière de consommer de manière plus globale.
    Paradoxalement, nous avons acheté une grande maison à la campagne, mais cela correspondait à notre envie de vivre plus harmonieusement… En plein dans la réflexion des travaux, notre envie de vivre de manière plus écolo a été au cœur du sujet. Donc, on est passé à une voiture électrique (non nous n’envisageons d’en prendre une deuxième, malgré la pression de notre entourage), on va passer aux toilettes sèches, et on va mettre en place un bassin de phytoépuration…
    Bon je crois que j’ai trouvé quelques pistes à aborder dans mes futurs articles 😉

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    1. J’ai parlé de votre cas à mon mari, la maison à la campagne avec une voiture électrique le fait complètement rêver !
      Et finalement, je vous en parlerai un de ces 4, mais la rédaction de cette article m’a fait faire un bond en avant d’un coup, même s’il n’est pas complet, c’est très net !
      En tout cas, j’ai hâte que tu nous reviennes pour nous raconter ta nouvelle vie et tes bonnes idées vertes ! Bon courage !

      Aimé par 1 personne

  5. Bon, pour ma part, même si je vote écolo parfois, je ne suis pas vraiment écolo. Donc déjà merci de ce post (un peu) déculpabilisant qui ne fait pas se sentir comme la dernière des ordures parce qu’on utilise (beaucoup trop) de sopalin et du gel douche. Bon après, j’ai conscience que dire ça n’est pas très productif (c’est comme les gens qui disent : « Merci d’apaiser ma culpabilité de carnivore avec ton article qui vante le foie gras ! » je veux dire c’est pas parce que d’autres font des choses moyennes que ça en devient des choses bien), mais c’est vrai que ça fait se sentir un peu mieux (j’avoue j’ai commenté aucun des autres articles de cette série, parce qu’à part dire « moi je fais rien de tout ça » en mourant de honte, ben je voyais pas quoi ajouter) (bon, si, je suis végétarienne et pauvre – pauvre pour une Française ayant fait des études supérieures, hein, j’entends, évidemment que par rapport au paysan cambodgien lambda, je suis riche comme Crésus – donc même si je ne le suis pas par préoccupation écologique (ce serait magnifique d’abnégation d’être pauvre pour l’écologie), en ne mangeant pas de viande, en économisant l’énergie et en faisant très peu de shopping, j’ai quand même un impact écologique a priori pas trop trop mauvais) (voilà, c’était la minute « je me donne bonne conscience ») (oui, ce paragraphe est sans fin).

    Bref, en fait, si je n’avais que ça à dire, je n’aurais pas commenté (des fois j’arrive à m’abstenir de commenter, ce n’est pas une compulsion). Mais je voulais dire que :

    1. Pour moi la menace de la cup a été radicale pour faire venir bébé. Les deux fois où je me suis dit : « Ce serait quand même bien que j’essaie, allez, j’en commande une au cycle suivant », dans le mois je tombais enceinte. Au bout de 8 mois comme de 2 semaines d’essais. Donc j’espère que ça aura un effet magique pour toi aussi (bien menacer son vagin avec des passages réguliers – cette expression est très ambiguë – sur des sites qui vendent des cups, ra-di-cal).

    2. J’ADORE ton Croc’Poubelle ! Franchement, je sais pas si ça ferait un tabac vu le peu d’enthousiasme des gens pour ramasser les ordures (je m’inclus dedans, hein), mais je trouve ça super malin ! Et puis en plus c’est super joli et rigolo. Bref je suis FAN. Ça me donnerait presque envie de devenir plus écolo 🙂 Tu fais quand un concours pour en faire gagner à tes lecteurs fidèles ? (et après la boutique Etsy, et après la création d’entreprise, et après la conquête du marché mondial, et après… mais je m’égare)

    (Et sur ce je vais me coucher, je crois t’avoir déjà écrit beaucoup trop de bêtises, mais tout venait du cœur !)

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    1. Haha, je ne sais pas si je dois être fière de te déculpabiliser pour le coup 😉 Mais en vérité, chacun fait ce qu’il peut et on a tous nos priorités, comme pour la parentalité souvent on ne montre que le côté réussi, mais il y a forcément du moins reluisant, tout simplement parce que comme tout le monde, on n’a pas une infinité de temps/argent/disponibilité d’esprit pour tout faire à 100%…
      Pour la cup, c’est décidé, un autre jour 1 vient de se pointer, j’y vais demain… du coup ce ne sera pas la menace de l’achat qui marchera, mais peut-être que la menace de l’utilisation suffira !
      Et pour le Croc’Poubelle, merci, j’aime beaucoup l’idée du concours. Je crois que je reviendrai vous faire un suivi green parce que j’ai bien secoué le cocotier, et ce sera l’occasion ! (quant à Etsy… ça me fait un peu rêver en ce moment, tout plaquer pour créer… mais bon, je vous en causerai un de ces 4)

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  6. J’aime beaucoup ton article et y découvre ne nous travaillions dans des filières (enfin, moi, je cherche) similaire : Développement Durable et Gestion des Ressources Naturelles pour moi 😉
    Je me suis joint au défi parce que j’ai déjà mis en place la plupart des gestes et que ça permet de faire un point.
    Pour les produits jetables, c’est une habitude à prendre, ça se fait bien à partir du moment où on réfléchit à la question. Pour ce qui est de l’alimentation, ça demande plus de temps et d’organisation … mais tu verra, c’est comme les perturbateurs endocriniens, l’arrivée d’un enfants change complètement ta vision du monde d’autant plus si tu y a déjà réfléchi avant.
    Pour ce qui est de la consommation éthique, autant coté bouffe trouvé des alternatives locales, ça va, autant les fringues, c’est super obscures et les sites internet ayant pignon sur rue ne propose pas un choix trépidant au vue du prix …
    Sinon, je trouve que ton bilan n’est pas si mitigé que ça puisque tu réfléchi à la question et j’adore ton Croc’poubelle, tu proposes un patron (maintenant que j’ai une machin à coudre) ?

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    1. J’ai été assez impressionnée par ton bilan, ça m’a mis un coup de pression en mode « bon, sérieusement, ça n’a pas l’air si compliqué, alors au boulot ! » et je suis contente de dire qu’après la publication de cet article, j’ai fait un grand pas 🙂
      Le patron, ce sera quand j’aurai amélioré le processus, pour l’instant il reste un vilain passage à la main que je dois optimiser 🙂
      Pour le domaine, pour moi c’est une sorte de sous-thème qui est devenu central, mais mon secteur est plutôt celui de la production du cadre bâti. Tu as des difficultés à trouver près de chez toi ?

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      1. J’aurais des difficultés à trouver partout en France … c’est un secteur peu lucratif qui en plus demande beaucoup de fond …
        Je suis désolée que mon bilan t’ai mis un coup de pression (si tu passe sur IG, je poste une photos de mes courses bien loin du zéro déchet qui me déprime) et suis ravie d’apprendre que de pauser les bases de ta réflexion t’a permis de te lancer 😊

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