2016, le tournant

Attention, j’ai dit plus bas que je ne voulais pas faire un billet tire-larme, mais il m’a tiré des larmes, donc si vous avez petit moral ou grande sensibilité aujourd’hui, remettez peut-être votre lecture à plus tard…


Scoop de la semaine : l’année 2016 se termine, l’heure des bilans approche.

Cela fait des années que je n’aime plus le réveillon du nouvel an à cause de ça : combien de fois me suis-je retrouvée à pleurer aussi discrètement que possible sur la fuite du temps et la sensation de passer à côté de ces années de ma vie… ça a commencé avant les signes officiels de dépression, ça s’est atténué grâce aux médicaments, mais ça reste une tension émotionnelle pour moi. C’est pourquoi je m’inscris parmi les première à tirer le bilan, 3 semaines avant, pour diluer la mélancolie et ne garder que le meilleur le 31 quand il s’agira de trinquer avec les amis…

Vu de loin, l’année qui craint

Je ne sais pas si on voit ça partout, mais il me semble qu’il y a une sorte de consensus parmi les américains que je lis ou entends (internautes, blogueurs BD, humoristes…)  : 2016 a été une année de merde. Des attentats, une catastrophe permanente au Moyen Orient, la crise des réfugiés, une montée du populisme avec le Brexit et Trump, la mort de célébrités adulées et de grands noms de l’art…

Ça me paraît une approche un peu exagérée, et objectivement, on est loin de la pire année de l’histoire. De mon point de vue de petite Française moyennement connectée à l’actualité, j’ai plutôt vécu 2016 comme la récolte des fruits pourris semés en 2015, qui avait déjà un mauvais karma depuis le 7 janvier, et qui s’était terminée avec une gueule de bois anticipée après un doux soir de novembre en terrasse.

Ce petit parfum d’années 30 que certains reniflent dans l’air, je le sens aussi, mais je ne sais pas trop quoi en penser, du coup je préfère me focaliser sur l’espoir et agir à ma petite mesure pour essayer d’améliorer les choses, ne serait-ce qu’en allant glisser un bulletin dans l’urne à chaque fois que possible en 2017.

2016, à la vie, à la mort, à la vie

Je ne sais pas ce que diront les livres d’histoire au sujet de 2016, mais pour moi-ma-petite-personne-moi-même, 2016 restera une année très spéciale, c’est certain.

Avec mon mari, on avait pris l’habitude de se faire un resto chaque 23 du mois (mestriversaire de mariage), pour prendre un peu de temps pour parler de nos projets et nous reconnecter l’un à l’autre hors de l’usure métro-boulot-soucis [malheureusement, ça fait un moment qu’on ne le fait plus par manque de temps]. Comme le 23 décembre est un peu compliqué à passer en tête-à-tête lorsqu’on a une famille recomposée et une belle-famille à voir pour Noël, j’ai proposé à mon mari de rattraper notre 23 la première semaine de janvier 2016. Je voulais qu’on fête son nouveau job, mais aussi « mon retour à la vie ». C’est vraiment l’expression qui m’est venue pour décrire cette sensation de revenir du pays poisseux de la dépression, d’avoir retrouvé de l’énergie, des envies, des projets.

C’est sous ce signe-là qu’a débuté 2016 pour moi : une renaissance. Début février, j’ai commencé à travailler sur l’étude qui m’occupe encore, d’abord timidement puis avec de plus en plus de confiance. J’ai redécouvert le plaisir de bosser, de réfléchir, d’être fière de mon boulot, après une longue pause loin du travail intellectuel. J’allais de mieux en mieux, on commençait à penser à baisser le dosage de mon traitement avec mon médecin…

Et puis de retour d’un très agréable week-end chez des amis de lycée, où on avait fait la connaissance de leur troisième petite puce, j’ai trouvé ma meilleure amie au bout du quai de la gare, le visage défait. Elle m’a annoncée la mort de notre amie – une du clan des zinzins, ma petite bande de cinglés que je chéris depuis 12 ans. Elle avait eu un accident de sport extrême, et n’a pas pu être sauvée.

Ça n’avait aucun sens, qu’elle soit partie comme ça à 30 ans, pour une p* de c* d’histoire de casque, alors que tant de bonnes nouvelles s’annonçaient pour notre groupe : une naissance, un mariage, des anniversaires de 30 ans… et toute une vie de projets, de rires et d’amitié devant nous.

Je n’ai pas envie de faire de ce billet un tire-larme, donc je ne vais pas m’étaler sur nos tristesses. Par contre, je voudrais dire combien ça a changé ma vie et nos vies. Cet accident a suspendu des choses : moi qui m’étais remise aux leçons de conduite, j’ai tout interrompu depuis ; alors que j’avais recommencé à suivre les infos en novembre (quelques jours avant les attentats !), j’ai de nouveau arrêté pour ne pas ajouter du désespoir à la tristesse ; mais surtout, la douleur partagée a mis un coup d’arrêt à une brouille envenimée entre deux amis. Notre groupe s’est soudé un peu plus, maintenant on peut le dire, entre nous, c’est à la vie à la mort. Et ainsi, cet accident a aussi activé des choses : l’envie de vivre à fond, l’envie d’aimer et de le dire, l’envie d’oser. Parce qu’on a pris conscience que ça pouvait vraiment s’arrêter, et aussi parce que cette amie avait cette énergie au cœur de sa vie : les choix fous, la vie à pleines dents, le bonheur à 100 à l’heure,  l’indifférence au regard des autres, l’audace de se tromper… En la perdant, on a mesuré tout ce qu’elle nous apportait, tout ce qu’on voulait garder d’elle chaque jour de nos vies.

En janvier, j’avais repris le chemin de la vie. La mort a croisé cette route, nous donnant envie d’encore plus de vie. Deux mois après l’accident, mon mari m’a proposé de lancer l’aventure bébé. Dans mon petit carnet (que je tiens parce que je veux garder une trace de cette histoire dès son commencement), j’ai noté les dates clés : début de l’acide folique, retrait du DIU, J1 N°1, N°2, N°3… mais j’ai aussi noté le jour où j’ai recommencé à dessiner, le jour où j’ai posé un bouton pression pour la première fois, celui où j’ai ouvert mon blog. Tout ça, ce sont des choses que je n’osais pas entreprendre de peur de rater. Maintenant, j’ai toujours peur de rater, mais je me dis que ce n’est pas si grave. J’ai découvert cette phrase de Beckett (grâce à une affiche dans le métro, comme quoi il ne nous apporte pas que des galères) « Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux. »

C’est peut-être ma leçon de vie de cette année. Au boulot, on a eu sur cette étude un planning délirant, qui m’a obligée à ne pas tout réussir, à faire des choses un peu moins bien que je ne le souhaitais, à accepter de ne pas être parfaite, ni dans mes yeux ni dans ceux des autres. J’ai appris qu’on pouvait apprendre, qu’on n’était pas obligé de tout réussir du premier coup. J’ai vu que même si je ne me sentais pas à la hauteur, j’avais de la valeur pour les autres.

J’ai aussi décidé que, merde, le plus important dans ma vie c’étaient les gens que j’aime, que je voulais être là pour eux, avec eux, et que c’était important de ne pas laisser filer le temps et les liens parce qu’on a trop de travail ou que c’est trop loin. J’ai repris goût aux moments partagés, j’ai ri avec mes amis, avec ma famille, avec mon mari. J’ai beaucoup pleuré mon amie, j’ai beaucoup moins pleuré ma propre vie.

L’année s’achève doucement, j’ai des larmes dans les yeux en vous parlant d’elle, mais j’ai aussi beaucoup d’espoir pour la suite. J’ai l’impression que cette année, j’ai découvert la personne que j’ai toujours été, emmitouflée dans 3 couches d’inhibition et coulée dans une chape de dépression.

Tout n’est pas réglé bien sûr, il faudra veiller chaque jour à rester bienveillante, attentive et courageuse, mais j’ai vraiment l’impression que celle qui trinquera sous le gui à 00h00 le 1er janvier 2017 ne sera pas tout à fait la même que celle qui a trinqué le 1er janvier 2016.

Vous connaissez mon plus grand projet pour 2017, j’espère qu’il se concrétisera, mais j’ai aussi plein de souhaits pour continuer de progresser sur le chemin de la confiance et du bonheur.

Il sera bien temps dans 3 semaines de prendre des bonnes résolutions qui tomberont à l’eau un mois après, en revanche dès maintenant, je peux réaffirmer cette énergie vivante, créative et pleine d’amour qui me donne envie, malgré tous les obstacles et les nuages dans le ciel, de profiter de 2017, mais aussi de 2018 et de toutes les suivantes.

Il sera temps aussi de vous souhaiter le meilleur d’ici peu, mais dès maintenant, je vous invite à savourer les petites joies et les grands bonheurs, à vous réjouir des éclaircies et de l’amour, et à avoir confiance et espoir dans la vie.

Mode gnangnan off, le pire c’est que je le pense vraiment du fond du cœur 🙂

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21 réflexions sur “2016, le tournant

  1. Je te dévoile en exclusivité les grandes lignes de mon année 2016.
    Je partage totalement ton avis sur le fait que 2016 a récolté les fruits pourris de 2015. Déjà l’année dernière malgré la peur, l’angoisse, j’avais voulu ne garder que le meilleur, nôtre mariage et la perspective de ma sortie d’un long tunnel professionnel. Et à ce niveau j’ai été extrêmement gâtée par 2016 donc je ne souhaite pas m’en plaindre, plutôt regarder vers l’avenir. Je te souhaite le meilleur pour les quelques jours qui restent et pour toutes les années suivantes.

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    1. Merci pour tes souhaits 🙂
      De toute façon, quand ça va mal, on n’a pas grand chose d’autre à faire que de garder le meilleur, c’est super d’y arriver – et c’est encore mieux quand il y en a beaucoup !
      Bonne fin d’année à toi aussi, la prochaine sera pleine d’aventures pour vous !

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  2. Ton article a remué énormément de choses en moi… 2016 est effectivement une année qui ressemble à 2015 du point de vue de l’actualité, pareille ou pire difficile à dire !
    Du point de vue personnel ça a été pour moi et mes proches une année parmi les plus belles et les plus dures de notre vie je crois. Nous avons perdu ma belle sœur de même pas 25 ans en tout début d’année dans un accident, il a fallu avancer, se reconstruire et soutenir mon frère.
    Et fin mars est née ma fille, ce qui restera le plus beau jour de ma vie et qui nous apporte plus de bonheur au quotidien que nous aurions pu en rêver. Finalement 2016 s’achève en douceur, avec des pansements sur le cœur mais surtout avec une énorme envie d’avancer, de profiter de chaque moment !
    Je te souhaite de tout cœur de voir ton grand projet se concrétiser en 2017, et qu’un tas d’autres petits projets se réalisent aussi, jour après jour. Finalement l’important c’est de regarder en avant, sans oublier le passé mais sans s’y perdre non plus.
    Bonne fin 2016 à toi et à tes proches !

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    1. Je suis vraiment navrée pour ta belle-soeur, ça a dû être terrible, mais comme tu dis, on avance et on souhaite en profiter encore plus, et les minuscules sont des rayons de lumière quand on trouve le ciel un peu sombre, profite bien de tout ça.
      Bonne fin d’année à toi aussi, et à bientôt pour de nouvelles aventures :p

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  3. En effet d’un point de vue géo-politique on ne peut pas dire que 2016 soit une réussite, mais 2015 non plus.
    Je n’ai jamais aimé le nouvel an, pour moi c’est angoissant de passer dans une nouvelle année, c’est synonyme du temps qui passe et ça me fait peur. Je me suis toujours arrangée pour travailler à ce moment là.
    Pour moi l’année 2016 aura eu une saveur mitigée. Plein de bonheur avec ma fille, plein de projets avec mon mari. Mais aussi de nombreuses zones sombres (autant porfessionnelles, que personnelles et familiales). Mais pour rester positive, je dirais que cela m’a fait évoluer, j’ai appris, j’ai compris des choses et j’en ressors plus forte et grandie (enfin j’espère).
    J’aime beaucoup la note positive qui ressort de ton message, Cela fait du bien, ça rechauffe. Je te souhaite plein de bonheur pour 2017, que ton projet se concrétise.

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    1. Merci pour tes souhaits. Je partage ton sentiment sur le nouvel an, mais mon mari est terriblement attaché à ce qu’on le passe avec nos plus vieux amis – personnellement, je préfèrerais une belle promenade qui donne les joues rouges le 1er qui donne le ton d’une année toute neuve qu’une grosse fête où en vrai on déprime le 31, mais je n’ai pas réussi à emporter le morceau pour le moment…
      J’espère que tu auras quand même de belles fêtes, et surtout que la suite t’offrira de belles joies. J’attends janvier pour les grands voeux, mais dès maintenant plein de bonnes choses pour la suite.

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  4. J’aime beaucoup ton article bilan. Pour ma part, j’en fait peu. J’avance, je savoure les bon moment et écarte les mauvais qui ne me concerne pas vraiment.
    Habituellement, je ne dit pas la date exacte de ma fille car je n’ai pas envie qu’elle soit associé à des mauvaises nouvelle.
    Alors pour moi, le 7 Janvier 2015 est une merveilleuse journée et le prénom de ma fille commence par un V ! ( je te laisse deviner lequel) Au moment ou des personnes perdaient la vie, ma fille était en train de naitre. Peut être un signe du destin.
    Le lendemain, quand j’ai vu tout le monde avec des badge « ou est charlie », je n’ai pas compris (je pensait à une espèce de grève!) Le soir, j’ai demandé à mon mari. Il m’a expliqué brièvement. Curieusement cela ne m’a pas vraiment atteint. Depuis, je ne regarde plus les informations ( je ne les regardais pas beaucoup avant mais depuis plus du tout) en même temps, je n’ai plus trop le temps et puis de toute manière, au lieu de parler des choses positives, on nous rabâche toujours ce que ne va pas.
    Donc je suis relativement déconnecté de tout ça. Je suis triste pour les victimes, mais c’est tout, j’ai décidé que cela ne m’atteindrait pas plus. Cette menace ne m’arrêtera pas de vie. Je n’ai pas envie que ma fille grandissent dans la crainte.
    Du coup, voilà, c’est dit. Mais j’aimerais si possible que la date et le prénom de ma fille reste ici 😉
    En tout cas, tu as un super blog et je suis sûr que tu aura de plus en plus de succès 😉

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    1. Je comprends ton souhait de garder à ta fille un bel anniversaire, de toute façon je pense que contrairement au 9/11, les gens ne retiendront pas vraiment la date mais plutôt le nom…
      En tout cas, je trouve même que c’est une belle histoire de vie, comme l’idée d’une fleur qui pousse au milieu des cailloux, heureusement qu’il y a plein de bébés espoirs qui naissent pour faire un monde plus heureux et beau…
      Pour le prénom, je vois que ça deale sur mon blogue sans me laisser de commission, normalement je prends 20% les filles ! (hum, avec 20% des lettres je ne sais pas où je vais aller 😉 )
      Et merci pour ton gentil mot, pour l’instant mon blog me fait plaisir et c’est ce qui compte le plus 🙂

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  5. Quelle belle plume ! Ton bilan est très agréable à lire en plus d’être vraiment touchant.
    Sincères condoléances pour la mort de ton amie, c’est absurde de partir si tôt et ça fait reflechir sur les choix de vie en effet.
    Je nous souhaite un beau dénouement pour nos projets 2017. En attendant de pouvoir te souhaite une bonne année, je te souhaite une très bonne fin de vieille année 😉

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    1. Merci pour tes pensées et tes voeux. J’espère que 2017 sera pleine de bonnes nouvelles pour nous (et pur tous, on va être sympa !), mais les voeux officiels c’est effectivement pour plus tard, donc à toi aussi, bonne fin de vieille année !

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  6. J’ai eu un peu peur en commençant ton article car je suis dans une phase moyennement joyeuse (sans aucune autre raison qu’hormonale sans doute) mais finalement je ne l’ai pas trouvé trop triste voire même assez positif. Je croise tous mes doigts pour que 2017 soit l’année de notre future grossesse et pour le reste je ferai ma liste de bonnes résolutions à mon retour de vacances, promis 😉 !

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    1. Oui, finalement j’ai envie de voir du positif, même si c’est du positif qui fait un peu trop briller les yeux… Et écrire ici m’aide à renforcer ce souhait.
      J’attends tes bonnes résolutions pour bientôt alors, et en attendant, bonne fin d’année !

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  7. Quel bilan…. Je suis sincèrement désolée pour la perte de ton amie.
    La positivité (il existe ce mot ?!?) que tu as tiré est vraiment belle !
    2016 : une année mitigée ici aussi… Les raisons sont moins tragiques que les tiennes, mais j’ai la sensation que les conséquences positives qui en sont sorties sont assez similaires !
    J’ai démarré 2016 remonté comme un coucou, avec une foi en l’avenir ! Puis l’année a avancé… Les refus pour les boulots ont commencé à s’enchainer, mes problèmes de santé se sont amplifiés et mon énergie a disparu dans ce flot ! Juin arrive et avec lui mes trente ans… Une envie, un besoin de poser les choses : avec l’Amoureux on s’est posé. On a discuté (longuement…) sur ce que nous souhaitions pour l’avenir, sur les solutions que nous avions pour sortir de ce marasme et de la déprime dans lesquels nous nous enfermions… Notre envie de changer de vie a été notre moteur ! C’est ce projet qui a motivé le reste ! On s’est dit mais merde on va vers nos 30 ans, on a la vie devant nous ! Si ça rate, au moins on aura essayé ! Vivre avec des regrets : non merci ! Donc on s’est lancé ! Puis tout s’est enclenché ! Tout a été très (trop) vite !
    Alors 2017 sera l’année de la réalisation !
    Et pour vous je vous souhaite un beau bébé 😉

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    1. En effet, ça va faire beaucoup de réalisations l’année prochaine ! Votre décision aussi participe d’une envie de tirer le positif des obstacles, et je te l’ai déjà dit, je suis très admirative de votre choix de changement. Je vous souhaite donc que les graines plantées en 2016 portent de beaux fruits dans les prochaines années.
      Très belles fêtes en attendant les voeux officiels 😉

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  8. Je te souhaite que du bonheur pour cette nouvelle année. Tu sembles avoir dit adieu à beaucoup de choses négatives. Place donc au positif, tu sembles y être préparée, même si quelque malheur a croisé ta route en cette fin d’année.
    Passe de bonnes fêtes, ma belle.

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